Marty Baron prévient que Jeff Bezos détruit le Washington Post pour «se faire plaisir avec Donald Trump»

Marty Baron prévient que Jeff Bezos détruit le Washington Post pour «se faire plaisir avec Donald Trump»

Dans un premier temps, les rumeurs de licenciements Le Washington Post n’étaient compris que de manière générale, même s’il était clair que le modificateur quantitatif des « licenciements » serait « massif ». Puis, ces dernières semaines, des reportages sur Poste a commencé à revêtir une sombre spécificité : le journal envisageait de fermer entièrement son bureau des sports et de réduire radicalement sa couverture internationale. Enfin, mercredi matin, le rédacteur en chef Matt Murray a révélé la véritable étendue des dégâts : des centaines d’employés seraient licenciés, soit près d’un tiers de sa salle de rédaction qui compte environ 800 personnes. Le Poste aurait fermé son bureau de sport et sa section de livres, vidé son équipe internationale et réduit considérablement la couverture locale.

Ces licenciements constituent une transformation radicale d’un journal emblématique qui, depuis des décennies, a maintenu une présence internationale avec des bureaux à Sydney, Bogotá et Le Caire, et qui nourrissait il y a quelques années à peine des ambitions non irréalistes pour rivaliser avec Le New York Times sur la scène nationale. Les coupes étaient, selon les termes de Murray, « des réductions substantielles dans les salles de rédaction affectant presque tous les départements de presse » dans le but de créer un « modèle plus flexible et durable ». Selon les mots de Ashley Parker, un journaliste politique qui a récemment quitté le Poste à L’Atlantique, les coupures équivalaient au « meurtre » du journal.