Dounia Coesens (Johanna) : « J'ai grandi avec cette série »

 

Dounia Coesens (Johanna) : « J’ai grandi avec cette série »

03 / 02 / 2018

La comédienne nous parle des conditions de son retour dans Plus belle la vie, après presque quatre ans d’absence.

Vous aviez quitté la série par envie d’ailleurs ?

Je continuais de m’y plaire, mais j’avais beaucoup de projets à côté. Ça devenait compliqué, car je n’étais plus assez disponible pour qu’on puisse développer des intrigues autour de mon personnage. La production m’avait demandé de faire un choix.

Dans quelles conditions s’effectue ce retour ?

Je fais un passage dans le début d’un arc narratif qui s’achèvera dans le prime. Je reste un mois et demi, histoire de faire un petit coucou. Quand je suis partie, il y a quatre ans, je pensais que c’était définitif. Quand ils m’ont appelée pour cette histoire, j’ai dit oui tout de suite. Je ne retournerais pas à l’année dans Plus belle la vie, mais pourquoi pas revenir tous les trois ans ?

Vous n’avez donc jamais regretté votre décision ?

Non. J’étais davantage sur Paris, plus au cœur des choses et du coup, je n’ai pas cessé de travailler.

Le fait d’avoir été la Johanna Marci de Plus belle la vie durant dix ans a-t-il agi comme un tremplin ?

Absolument. Si je tourne aujourd’hui, c’est souvent avec des réalisateurs que j’ai rencontrés sur le feuilleton. J’ai joué « Des souris et des hommes », au théâtre du Palais Royal, parce que l’un des comédiens était passé dans la série et qu’on s’était bien entendus.

Pas mécontente de retrouver vos camarades de jeu ?

Je suis hyper-ravie ! Avant-hier, j’étais à Marseille pour faire des essais de costumes. J’ai croisé pas mal de collègues. C’était comme un petit cadeau tombé du ciel. Plein d’émotions ressortent. Imaginez, j’ai grandi là-bas, donc forcément, je suis très heureuse de les retrouver.

L’intrigue qu’on vous a concoctée a donc contribué à vous donner l’envie de dire oui ?

On a beaucoup discuté avec le nouveau producteur, Sébastien Charbit, du rapport mère-fille entre Blanche et Johanna. J’ai compris qu’on était sur la même longueur d’onde et qu’il y avait une vraie construction autour de mon retour.

Quel regard portez-vous sur la débutante que vous étiez en 2004 ?

Plutôt tendre. J’étais encore brute, vierge de tout, je ne connaissais rien. Je regardais tout avec de grands yeux. Oui, ça a été une très bonne école. Quand ils font passer un casting, on doit savoir notre texte tout de suite, être pro. On n’a pas quarante-cinq prises.

A l’approche de la trentaine, quelles sont vos envies et ambitions ?

J’aimerais trouver le temps de réaliser les courts métrages que j’ai écrits. Egalement de m’installer ailleurs et de voir ce que ça donne. Je vais certainement partir à Montréal en avril. Pourquoi le Canada ? Parce que les Canadiens sont sympas, très ouverts. On m’a dit qu’il y avait une très bonne énergie là-bas. Envie de maternité ? Quand on approche de la trentaine, on a l’horloge biologique qui tourne.

En plein effort physique, vous avez répondu à notre appel, vous ne déconnectez jamais ?

Effectivement ! (Rires.) En fait, quand je cours deux heures, je ne coupe pas mon téléphone, car j’ai ma musique dessus, et je réponds quand même, on ne sait jamais. Le sport, c’est une nécessité. J’en ai besoin mentalement et j’ai envie d’entretenir ma forme. Il m’est arrivé de faire des pompes avant une scène qui nécessitait d’être tonique.

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