Michel Cordes (Roland) : « PBLV colle à l’actualité »

 

Michel Cordes (Roland) : « PBLV colle à l’actualité »

16 / 12 / 2016

Roland, le patron du Bar du Mistral, est l’un des personnages principaux du prime « Si Noël m’était conté » de Plus belle la vie qui sera diffusé mardi 20 décembre prochain à 20h55 sur France 3. A cette occasion, son interprète, Michel Cordes, se confie dans une interview accordée au magazine Ciné Télé Revue.

Cette soirée de réveillon débute dans l’inquiétude et le stress. Les ego s’expriment…

Eh oui. Nous sommes tous inquiets autour de cette table car Thérèse a fait une fugue. Alors qu’on la cherche, un Père Noël symbolique va débarquer et trois moments de la vie des personnages principaux vont surgir. En ce qui me concerne, on découvrira comment Roland a connu son premier grand amour.

Et aussi le fait que, très jeune, il a fait de la boxe et se voyait grand champion !

Pour beaucoup de rôles récurrents comme le mien, les auteurs vont puiser dans le passé. Roland a pratiqué le noble art et, finalement, c’est grâce à une vacherie qui lui a été faite qu’il rencontrera l’amour. Ce qui est probablement plus important que de devenir champion de boxe.

Avez-vous rêvé d’être champion dans une spécialité ?

Non, ce n’est pas dans mon tempérament. La compétition ne m’intéresse pas et pas davantage le pouvoir. Je suis très physique, je marche beaucoup, je sculpte, et la violence me révulse. Je ne parviens pas à concevoir qu’on puisse taper sur le visage de quelqu’un quelle qu’en soit la raison.

A quoi rêviez-vous alors ?

Je voulais avant tout m’exprimer. C’est sans doute pour ça que j’ai joué au théâtre, que j’ai écrit. J’aurais souhaité étudier les Beaux-Arts. Mais comme j’ai été un gamin très déconneur, j’ai été viré de partout. On m’a déclaré : « Tu n’y arriveras pas, d’autant qu’il faut être fort en maths pour être architecte. » Aujourd’hui, j’aimerais avoir le temps d’écrire encore une ou deux pièces et de réaliser quelques sculptures. Et vivre l’amour, mais ça, pour le moment, je ne sais le définir que par la négative. Je sais dire que s’il n’y a pas de respect, pas de tolérance, l’amour n’existe pas.

Depuis que vous incarnez le patron du bar du Mistral, vous en avez vu défiler, des intrigues… Etes-vous surpris de l’imagination des scénaristes ?

La société est tellement riche qu’il y a matière. Il faut aller fouiller dans ce qu’est l’homme. On trouve des tas de choses. La base de toute fiction est une situation de conflit.

A propos de Plus belle la vie, vous évoquez un attachement affectif.

C’est une belle aventure. J’y croyais, je ne me suis pas trompé. Quand vous sortez dans la rue et que des gens vous témoignent le plaisir qu’ils ont à vous regarder, vous songez que ce n’est pas inutile. D’autant que, souvent, cela vient de ceux qui n’ont pas énormément d’autres plaisirs et pour qui, le soir, c’est un rayon de soleil. Ils ne voudraient rater ça pour rien au monde. Oui, la série colle à l’actualité et aux problèmes sociaux. Si bien que beaucoup retrouvent leur vie dans le feuilleton.

Dans la réalité, vous pourriez supporter Mirta (jouée par Sylvie Flepp) ?

(Rires.) J’en ai supporté d’aussi pénibles, mais elles pourraient sans doute me rendre la pareille. Oui, Mirta est gratinée, mais en même temps, c’est un personnage attachant. J’avais d’ailleurs suggéré de trouver à Roland une femme qu’il aime et de créer ce vieux couple qui s’adore mais n’arrête pas de se bouffer le nez.

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