Laetitia Milot (Mélanie) dans « La vengeance aux yeux clairs » : « Ce rôle est un grand défi pour moi »

 

Laetitia Milot (Mélanie) dans « La vengeance aux yeux clairs » : « Ce rôle est un grand défi pour moi »

02 / 09 / 2016

Sans titre-9388Laetitia Milot alias Mélanie est la star de « La vengeance aux yeux clairs », qui marque le grand retour du registre de la saga sur TF1. Révélée par le feuilleton Plus belle la vie, l’actrice enchaîne les succès sur le petit écran. Dans cette nouvelle série, elle prête son regard envoûtant à l’énigmatique Olivia, une séduisante avocate qui a changé de visage pour mieux venger les siens. TV Magazine a rencontré cette jeune femme aussi douce que déterminée au Festival de télévision de Monte-Carlo.

Laetitia Milot, comment « La vengeance aux yeux clairs » est-elle arrivée jusqu’à vous ?

Quand TF1 m’a contactée pour me raconter l’intrigue, d’emblée j’ai senti qu’il y avait quelque chose d’intéressant à jouer. Et pourtant, mon agent le sait bien (rire), je refuse beaucoup de propositions. Là, après avoir lu le script des deux premiers épisodes, j’ai appelé le producteur pour réclamer la suite: j’étais harponnée!

C’est la première fois que vous avez le rôle principal d’une série, est-ce intimidant ?

J’ai eu un peu peur, c’est vrai. C’est un grand défi pour moi. C’est la première fois que je joue une femme si complexe, au cœur d’un récit si romancé, bourré de rebondissements au long de huit épisodes. Olivia, mon personnage, est «double», car elle a changé de visage. De fait, elle est une autre, mais est restée aussi celle qu’elle était avant. Cette dualité dans le jeu est subtile à faire passer… Je voulais absolument la rendre attachante, malgré son profil de manipulatrice et de vengeresse! Elle veut se faire justice, mais les choses vont déraper, bien entendu…

Il y a un peu du Comte de Monte-Cristo et de la série américaine des années 80 dans cette saga…

Oui, c’est dans la lignée de tout ça. Le thème de la vengeance est inusable. On m’a aussi parlé de la sérieRevenge, inspirée du Comte de Monte-Cristo. Quant à La Vengeance aux deux visages, ça m’a traumatisée à jamais avec la fameuse scène où l’héroïne est jetée en pâture aux crocodiles! (Rire.)

Comment décririez-vous Olivia ?

Olivia a un grand cœur. Elle aime sa fille, sa tante, sa meilleure amie, Maya… Elle est très sensible, mais ne se laisse pas déborder par ses émotions, ce que moi, dans la vie, je n’arrive pas toujours à faire, je l’avoue. Je suis trop entière.

C’était compliqué à jouer ?

Olivia est avocate. J’en ai donc observé quelques-uns pour bien jouer ce détachement, ce calme et cette autorité naturelle qui émanent d’elle. Cette façade que lui procure son métier est pratique, car ça lui permet de manipuler son monde et d’avancer masquée.

C’est la première fois que vous jouez un rôle de femme douée d’une telle maturité…

J’avais joué une criminologue dans Meurtres à Avignon, mais mon personnage était bien plus juvénile. Là, Olivia n’a peur de rien, elle est très intelligente et garde son sang-froid même lorsqu’elle croise les assassins de sa famille. L’imprévu et l’amour vont peut-être la faire vaciller…

Entre vous et TF1, c’est une belle histoire d’amour qui continue…

La vengeance aux yeux clairs est le fruit de mes belles collaborations avec TF1, à commencer par l’adaptation de mon roman On se retrouvera. Le téléfilm a très bien marché – 7 millions de téléspectateurs -, mais ce n’est pas ça qui m’importait. Je voulais passer un message fort, briser un tabou. Et qu’on parle de la violence faite aux femmes à 20h50. Que TF1, qui avait déjà proposé L’Emprise sur ce thème, m’ait permis de réaliser ce rêve, c’était fabuleux! Quand je l’ai vu le soir à la télé, je n’en revenais toujours pas…

Au printemps, vous avez publié votre troisième livre, « Le Bébé, c’est pour quand ? » (éditions Michel Lafon), où vous évoquez l’endométriose, maladie gynécologique assez méconnue…

J’ai fait le maximum pour qu’on parle de cette affection, qui me touche personnellement. Je soutiens l’association EndoFrance, pour qui j’ai fait Fort Boyard et tourné un spot télé. C’est un vrai combat de faire sortir cette maladie de l’ombre. Depuis la sortie de mon livre, que je sois dans la rue ou ailleurs, beaucoup de femmes viennent vers moi pour me remercier de parler enfin d’endométriose. Ça me donne tellement de force!

Au-delà de l’actrice, vous êtes une femme de combat, d’où tenez-vous cela ?

De ma mère, qui est infirmière. Quand j’étais gamine, je l’accompagnais souvent à l’hôpital, j’allais voir ses malades. Je m’attachais à eux. Je leur racontais ma journée, mon école, mes cours de danse… Ils étaient heureux de me voir et avaient parfois les larmes aux yeux tout en souriant. Certains nous «quittaient»… Mais je n’avais pas peur de la mort.

Est-ce cela vous a donné du recul sur la vie, sur le sens de l’existence 

Sans doute. Parfois je me dis que c’est le bon Dieu ou la providence qui m’a poussée à faire le métier d’actrice, pour que je tente humblement d’être une voix pour les autres, pour certaines causes. Je veux faire passer des messages, en tant que personne publique. J’essaie de faire de mon mieux.

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