Blandine Bellavoir monte sur les planches !

 

Blandine Bellavoir monte sur les planches !

15 / 05 / 2010

1350970413.jpgBlandine Bellavoir qui interprète le personnage de Sonia dans votre série sera bientôt sur scène dans la pièce de Molière, Le Misanthrope.

La jeune comédienne vous donne rendez-vous le vendredi 25 juin 2010 à 20h30 et le samedi 26 juin 2010 à 19h30 au Théâtre 13, 103 A, bd. Auguste Blanqui, 100 rue de la Glacière, 75013 Paris.

Infos et réservations au : 01.45.88.62.22.

La pièce : 1h30 sans entracte.

Avec Blandine Bellavoir (Eliante), Pierre Buntz (Oronte), Constance Carrelet (Célimène), Tristan Le Goff (Alceste), Nicolas Lumbreras (Clitandre/Du Bois), Joséphine Mikorey (Arsinoé), Benoît Moret (Acaste) et Thomas Zaghedoud (Philinte).

Scénographie Héloïse Labrande, Lumières Claire Gondrexon, Costumes Thalia Rebinsky. Production Compagnie Vienne la nuit, avec le soutien de Aides Paris Jeunes Talents. Remerciements à La ville de Les Clayes-sous-bois.

Alceste vit comme un échec absolu la cupidité, l’hypocrisie et le mensonge de ce monde qu’il rêvait honnête et vertueux. Comment nous arrangeons-nous avec nos déceptions et nos désillusions ? Lui, se retire du monde. Cette comédie se termine mal car pour moi cette issue est un échec. Alceste a voulu sauver le monde, il finit par le fuir. Or pour moi, il ne s’agit pas de le sauver, mais de l’affronter.

Molière nous montre que l’enjeu humain qu’est l’ouverture à l’autre, tient quasiment de l’impossible. D’une part, parce que le narcissisme blessé y est un obstacle majeur, d’autre part parce que la peur face au mystère qu’est l’autre, l’altérité, paralyse toute forme d’action.

Alceste a besoin de clarté, de transparence, on pourrait même dire d’omniscience de l’autre ; la limite que représente la conscience de l’autre, l’impossibilité d’y pénétrer, lui est insupportable. Pourtant il s’empêche lui-même de rencontrer, car il n’accepte pas de quitter le champ des certitudes, pour faire place à une sensation beaucoup plus floue, peut-être beaucoup plus risquée aussi : la confiance en l’autre.

Mais il ne s’agit pas de faire tenir à Molière un discours christique. Ce qu’il nous montre avec une lucidité féroce, c’est que la cruauté ambiante empêche toute forme de confiance et donne l’impression, que les personnages évoluent dans une jungle inquiétante, qui exige des stratégies de survie.

Mais si Molière décide de raconter un univers violent et impitoyable, il décide dans le même temps, d’en faire une comédie. L’humour comme consolation. Une consolation que je veux traquer dans notre travail sur le Misanthrope, pour faire apparaître quelques petits miracles : l’attachement de Philinte à Alceste que je trouve bouleversant ; certains échanges entre Alceste et Célimène dans lesquels je crois ; la rencontre d’Eliante et de Philinte.

Dimitri Klockenbring suit pendant trois ans une formation de comédien à l’Ecole d’art dramatique Jean Périmony. Durant cette période, il joue dans Un Caprice, d’Alfred de Musset, dans une mise en scène de Jean Périmony. Après sa formation, il joue dans de nombreuses pièces, avant d’incarner notamment le rôle d’Yves dans Talk to me, pièce dont il est l’auteur et qu’il met en scène, à Paris, puis en Suisse. En 2008 il fait un stage à la mise en scène auprès de V. Gauthier-Martin au forum du Blanc-Mesnil pour sa création 109.

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