Nancy Pelosi dit que le roi Charles est « un bon sport » à propos de l’indépendance américaine
Quelques heures seulement après que le roi Charles et la reine Camilla ont atterri à la base commune d’Andrews pour commencer leur visite d’État historique, quelque 600 invités de tous horizons des deux côtés de l’étang ont convergé vers la majestueuse pelouse de l’ambassade britannique, attendant leur arrivée. Pour l’armée du personnel de l’ambassade qui avait passé des mois à planifier chaque instant de la visite de trois jours de Leurs Majestés (TM, en abrégé de l’ambassade), c’était « l’Engagement 3 ». « Pour chaque minute du programme, cela représente quarante heures de travail », m’a expliqué Sir Christian Turner, devenu ambassadeur britannique aux États-Unis en février, lors d’une conversation sur Zoom la semaine dernière. « J’ai une équipe extraordinaire qui travaille depuis des mois, voire des années, dans certains cas, pour s’assurer que tout soit parfait. »
Pour sa part, le roi Charles est connu pour diriger un navire serré et pour être à l’heure. Ainsi, dans son avis de presse, l’Ambassade a annoncé que les MT seraient présents à la garden-party de « 1705 – 18 h 10. »
Vers 17 h 30, la foule est devenue rétive. De toute évidence, le président Trump a fait faire des heures supplémentaires à ses invités royaux lors de l’engagement 2, prévu à 16 h 15. – 16h55 à la Maison Blanche.
Pendant ce temps, une bonne partie du cabinet présidentiel (dont le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick) et du Congrès républicain (dont les sénateurs Lindsey Graham, Ted Cruz et John Thune et le président de la Chambre Mike Johnson) attendaient avec impatience leur chance de côtoyer la famille royale.
Les démocrates étaient largement en infériorité numérique. Deux gouverneurs des États bleus (Matt Meyer du Delaware et Michelle Lujan Grisham du Nouveau-Mexique) se sont unis pour se soutenir mutuellement. Nancy Pelosi a trouvé un endroit ombragé sous un arbre. «C’est drôle», dit-elle. « Il vient ici pour les 250ème anniversaire de notre indépendance vis-à-vis de George III (son ancêtre). Donc, c’est un bon sport.
Mêlés à la foule se trouvaient diverses personnalités de la société qui soutiennent de longue date la Fondation Prince de Galles (l’organisation caritative que Charles a dirigée pendant de nombreuses années lorsqu’il était prince de Galles), notamment l’héritière de l’édition et victime d’un enlèvement, Patricia Hearst. À partir des années 1990, Scott Bessent est également devenu un partisan majeur de Charles ainsi que de Camilla Parker-Bowles. Le secrétaire au Trésor a joué un rôle clé en favorisant son émergence et son acceptation publique, lorsqu’elle a été confrontée à une hostilité généralisée. En 2000, il l’a accueillie lors d’un voyage crucial à New York et à East Hampton, destiné à l’aider à améliorer sa position sociale.
