15 ans de Plus belle la vie : LE DOSSIER DE PRESSE !

08 juillet 2019 14:12

Plus belle la vie fête ses 15 ans de diffusion cette année sur France 3. Découvrez le dossier de presse de cet anniversaire spécial !

La série qui nous rassemble :

« Plus belle la vie fait battre le cœur des téléspectateurs : depuis sa naissance, il y a quinze ans, le feuilleton tient sa promesse de divertissement et d’émotions, alliant suspense, romance et comédie. C’est une histoire sans fard, authentique, parfois déroutante, à travers des regards lucides et sans tabou. Un espace où l’on se retrouve face à la vie de tous les jours, dans une réalité sociétale quotidienne et multiculturelle, ouverte et multiple, qui concourt à l’identité du feuilleton, ancrant ainsi sa singularité.

Son regard humaniste et citoyen, reflet de la société ouverte et multiple, allie proximité et modernité, autour des valeurs de tolérance, de solidarité et de partage, précieuses pour le service public.

Merci aux téléspectateurs et aux téléspectatrices, fidèles, pour leur lien fort et émouvant avec ce feuilleton.

Merci à toutes les comédiennes et à tous les comédiens, passeurs d’émotions, qui vivent avec tant d’intensité leurs destinées.

Merci à tous les scénaristes, réalisatrices, réalisateurs, technicien.ne.s qui, tous les jours, créent avec énergie 26 minutes d’histoires légères et graves, émouvantes et concernantes.

Merci aux productrices et producteurs qui organisent, structurent, guident les équipes, visionnaires du destin. À l’équipe éditoriale de France Télévisions qui œuvre et couve le feuilleton avec précision.

Souhaitons encore de nombreuses belles années ambitieuses à Plus belle la vie, qui se réinvente chaque jour avec créativité et renouvelle ce lien de fidélité avec un public de tous les horizons et de toutes les générations !

Sophie Gigon 
directrice de la fiction Day-time ».

C’est quoi Plus belle la vie ?

Le programme des festivités :

Dispositif antenne (en septembre) :

  • L’antenne sera habillée aux couleurs de Plus belle la vie avec des accompagnements sonores et des clips.
  • Pastilles de témoignages de fans : « Plus belle la vie : 15 ans de ma vie »
  • Une soirée continue avec un prime suivi d’un documentaire. 

Calendrier des événements :

  • Les studios de la Belle de Mai à Marseille ont accueilli un escape game le 5 juillet dernier en présence de comédiens, de téléspectateurs, de journalistes, d’influenceurs et de collaborateurs. Ils ont ainsi pu vivre l’expérience du feuilleton au cœur d’un lieu mythique de Plus belle la vie
  • Des comédiens seront présents sur le Tour de France, et des voitures habillées aux couleurs des 15 ans seront visibles durant toute la durée de la Grande Boucle
  • Présence des comédiens dans les festivals : après Luchon, Cannes séries et Monte-Carlo, les acteurs assisteront au Festival de La Rochelle en septembre prochain pour le plus grand plaisir des fans.

Interview de Sébastien Charbit, le producteur de Plus belle la vie :

Quel est le secret de longévité du feuilleton ?

Sébastien Charbit : « Ce secret combine plusieurs paramètres : le renouvellement du traitement des intrigues, la variété des personnages et des sujets. Notre priorité est de rester dans l’air du temps. Certains sujets traités aujourd’hui ne l’auraient pas été il y a quatre ans, comme la GPA, les personnes transgenres, les addictions comportementales. Notre force est de nous mettre régulièrement en danger grâce à nos auteurs, à nos équipes de production, qui acceptent d’aller dans l’inconnu. Par exemple, on s’est lancés dans une intrigue au long cours liée au handicap à travers le personnage de Luna, qui devient paraplégique à la suite d’un accident. Il s’agit d’explorer l’onde de choc d’un tel événement dans sa vie, comment elle va vivre avec, le surmonter. On ignore comment l’histoire va se finir. Ce suspense rend l’intrigue intéressante. Si dès le départ nous connaissions déjà son issue, les téléspectateurs la devineraient aussi. Je pense que c’est une ambition qui a toujours été là, dès la création du feuilleton, avec Hubert Besson, Olivier Szulzynger, Christine Coutin, ou Vincent Meslet également. La continuité, c’est l’objectif de se renouveler ».

Quel regard portez-vous sur l’évolution de l’écriture et des arches de la série en quinze ans ?

« Nous avons changé la manière d’écrire la série. Au départ, dans Plus belle la vie, il y avait l’histoire et les personnages passaient au travers. Aujourd’hui, on a réorganisé l’écriture autour des trajectoires des Mistraliens. On raconte des événements non plus en huit ou dix semaines en une seule arche, mais on les déploie sur un an et demi ou deux ans, à travers plusieurs histoires (des arches A, B, C, etc.). Un récit au long cours pour y développer les différentes étapes d’un destin, tout en conservant l’épine dorsale du personnage. Par exemple, le rôle de Samia, sur dix ans, a considérablement évolué. Cette jeune femme des cités était une hackeuse avant de devenir flic. Après avoir passé huit ans dans un commissariat, son personnage était dans un état « stationnaire ». On a donc décidé de réactiver son épine dorsale en imaginant une arche sur deux ans qui va inciter Samia à se confronter à son parcours de femme autodidacte — elle quitte le commissariat pour se reconvertir en entrepreneuse et lancer une application pour prévenir les agressions sexuelles — et à s’interroger sur sa capacité à se lancer en politique. De la même manière, on explore également le destin transgenre d’un jeune lycéen, l’amour interdit entre une belle-mère et son beau-fils, ou encore la maladie avec Alzheimer ».

Sur quels paramètres le processus d’écriture du feuilleton s’appuie-t-il ?

« Nos évolutions sont guidées par la modification de l’environnement des séries. Aujourd’hui, les gens en regardent beaucoup, bien plus qu’il y a dix ans. Ils expriment aussi des exigences plus affirmées, tant sur le plan narratif que visuel. Les études « quali » le confirment. Notre objectif est donc de gagner en complexité, non pas rendre les histoires compliquées mais doter les personnages d’un côté touffu, qu’ils deviennent aussi attachants qu’énervants ».

L’une des forces de Plus belle la vie est sa capacité de rebond face aux faits de société, à l’actualité…

« Il y a plusieurs ressorts à cette réactivité. Tout d’abord, l’anticipation de nos auteurs, dont la sensibilité permet d’identifier un climat social et émotionnel. Par exemple, nous avons pressenti l’agitation du milieu scolaire induite par la réforme du bac. Nous avons fait le choix de traiter cette intrigue du côté des élèves. Dans la réalité, ce sont les profs qui ont appelé à la grève de la surveillance du bac. Mais nous avions vu juste. Puis, il y a également notre souci de réalisme, de raconter notre époque, une ambition partagée et portée par France Télévisions. La vaste thématique de la transition écologique est ainsi abordée à travers plusieurs histoires. Ce qui nous permet de proposer des intrigues plus ciblées, illustrant des problèmes de pollution, des scandales sanitaires ou des questions énergétiques. Enfin, le dernier point de cette réactivité, ce sont les petites séquences que l’on écrit et tourne la semaine même de la diffusion. Celles-ci nous permettent d’être en prise avec le public, ses préoccupations, au moment où il les ressent (l’incendie de Notre-Dame de Paris, les attentats…). Cette proximité, qu’elle soit sociale ou émotionnelle, est la plus grande richesse du feuilleton. On s’identifie à des personnages qui n’ont pas de solutions prédéterminées mais essaient de s’en sortir. C’est cela qui nous touche ».

L’arrivée de feuilletons concurrents a-t-elle influencé l’écriture de la série ?

« L’écriture, pas exactement. Chacun des feuilletons a sa couleur. Dans Plus belle la vie, on oscille entre le rebondissement et le sociétal, et notre promesse est de divertir sur une chaîne du service public. On assume des moments rocambolesques qui s’équilibrent avec des moments plus ancrés dans la réalité. Forcément, certaines thématiques se retrouvent d’un feuilleton à l’autre, car ils demeurent des miroirs de la société française. Les trois vivent dans le même monde, et il y a de la place pour chacun ».

Vous êtes arrivé en 2015, de quelle manière avez-vous apporté votre patte à ce feuilleton ?

« Ce n’est pas mon ambition, je ne suis pas un artiste, mais un producteur. L’idée est plutôt de se mettre au service des forces du feuilleton, que je n’ai pas lancé, et de leur permettre de se déployer. On a renouvelé l’équipe de production, emmené la série vers plus de séquences tournées en extérieur, soigné le découpage visuel, travaillé sur la direction artistique, les costumes, toujours guidés par ce souci de justesse et de proximité avec le public. Nous avons également modifié notre rapport à la musique en utilisant des chansons en anglais, en s’autorisant différents registres (électro, pop, musiques urbaines). Ainsi, on n’a pas réinventé la série, mais on s’est réapproprié ses piliers en les remettant au goût du jour ».

Quel est le défi de Plus belle la vie pour les prochaines années ?

« Notre ambition est de ne pas être prisonnier du passé, sans pour autant le trahir. J’espère que ce que racontera la série dans cinq ans, je ne peux même pas l’imaginer aujourd’hui. Car, si c’est le cas, nous n’aurons pas beaucoup évolué. Je pense que l’une des forces de Plus belle la vie — et qu’on a un peu trop oubliée —, c’est qu’elle est la première série de 26 minutes produite par jour, la première série qui rencontre un succès populaire en traitant quotidiennement de sujets difficiles sur une chaîne publique. Il y a beaucoup de premières dans l’histoire de Plus belle la vie. Je lui souhaite qu’il y en ait encore beaucoup ! ».

Interview de Laurent Sarrazin, chargé d’études au sein de la direction de la Stratégie des publics de France Télévisions :

« Plus belle la vie est la fiction quotidienne avec le plus fort taux d’accros, puisque 50 % des téléspectateurs regardent quatre ou cinq épisodes par semaine ! »

Comment se compose l’audience de Plus belle la vie aujourd’hui ?

Laurent Sarrazin : « Même si les usages non linéaires progressent indéniablement, les audiences d’un programme télévisé sont encore aujourd’hui très majoritairement portées par la diffusion « en direct ». Chaque soir, ce sont 3,4 millions de téléspectateurs qui sont au rendez-vous ! Le replay pèse aujourd’hui pour plus de 10 % de l’audience, soit 450 000 téléspectateurs environ sur chaque épisode. Sur le reste du volet numérique, Plus belle la vie est le feuilleton qui rassemble la plus grande communauté de fans sur les réseaux sociaux, avec presque 2 millions de fans Facebook, dont une très large majorité de moins de 35 ans. Aussi, lancée en octobre 2017, l’offre dédiée Plus belle la vie (site et applications) réalise un début d’année 2019 historique avec jusqu’à plus de 6 millions de vidéos vues cumulées par mois, soit une hausse de près de 40 % en un an ».

Quel est le téléspectateur ou internaute type ? 

« L’une des très grandes forces de Plus belle la vie est de toucher un public très large et diversifié. Comme la série est à la fois un miroir du quotidien de chacun et de la société française dans son ensemble, cela lui confère une dimension universelle. Et on le retrouve dans le public de la série, qui captive aussi bien les jeunes (14 % de PdA sur les moins de 35 ans) que les intermédiaires (14 % sur les 35-59 ans) et les plus âgés (18 % sur les 60+)… Mais aussi le public masculin et féminin, urbain et rural. Toutes les catégories socio-professionnelles sont également bien représentées. C’est une réelle satisfaction pour le service public d’avoir un programme quotidien capable de réaliser ces performances ! ».

Comment ce public a-t-il évolué en quinze ans d’existence ?

« Comparer les audiences entre 2004 et aujourd’hui est un exercice presque obsolète, tant l’univers télévisuel a connu des transformations et des bouleversements considérables (arrivée de la TNT, naissance et montée en puissance des plateformes sociales, émergence de la SVOD, multiplication des écrans au sein des foyers, montée en gamme des séries françaises et étrangères…). Concernant Plus belle la vie, la série était un véritable pari il y a quinze ans, et il a été gagné au bout de seulement quelques mois. Ce qui frappe quand on se replonge en arrière, c’est la remarquable solidité du programme une fois que les audiences ont été au rendez-vous. Sur la période 2006-2014, ce sont plus de 5 millions de téléspectateurs fidèles qui ont suivi attentivement le feuilleton avec des pointes jusqu’à plus de 6,8 millions de téléspectateurs ! Puis, face à la montée en puissance de l’offre sur la TNT et la concurrence accrue des plateformes (sociales ou payantes), les audiences se sont petit à petit érodées, mais demeurent, après quinze ans, très satisfaisantes, avec 3,8 millions de fans chaque jour, à un horaire que l’on sait redoutable (concurrence avec les JT, les talk-shows de la TNT…) ».

Jusqu’en 2004, Plus belle la vie était le seul feuilleton « made in France » sur une chaîne historique. Quelles ont été les répercussions de l’apparition d’offres concurrentes ? 

« L’arrivée de deux nouveaux feuilletons quotidiens n’a pas fondamentalement modifié la composition du public de Plus belle la vie. Tous trois ne sont pas frontalement en concurrence et il y a bien d’autres paramètres à prendre en compte pour jauger l’évolution d’un public. En revanche, elle a profondément rebattu les cartes. Certains téléspectateurs en regardent deux, d’autres consomment même les trois : dans ce contexte, le public est d’autant plus attentif à la singularité de chacun, à l’originalité des intrigues et de leur traitement. Cette offre modifie donc l’exigence du public, qui peut être tenté de comparer les propositions et d’arbitrer entre elles. C’est un véritable challenge pour chacun ».

Quel est le secret de l’attachement du public à Plus belle la vie ?

« Il y a de multiples facteurs pour expliquer ce qui unit les téléspectateurs au feuilleton. Un niveau d’attachement encore plus fort – les études « quali » le confirment – après quatorze saisons, et au fur et à mesure desquelles la série a affiné sa singularité, développé son univers et est devenue une véritable institution. Un chiffre le prouve : Plus belle la vie est la fiction quotidienne avec le plus fort taux d’accros, puisque 50 % des téléspectateurs regardent quatre ou cinq épisodes par semaine, ce qui est remarquable ! La série est parvenue à installer une galaxie de personnages riche et variée, dépeignant une France ouverte et multiple, qui est un levier d’identification et d’attachement extrêmement puissant : ce sont des personnages dans lesquels les téléspectateurs se reconnaissent, et qui sont confrontés à des problématiques concrètes qui résonnent avec celles de tous les Français. Et tout ce petit monde s’ancre sur des valeurs fortes, consensuelles et positives : le respect, l’ouverture, la famille. Enfin, l’une des autres forces de Plus belle la vie est d’aborder tous les sujets, sans avoir de tabou ni porter de jugement, tout en ayant un regard humain sur le monde d’aujourd’hui ».

Comment travaillez-vous à la Stratégie des publics avec l’unité Fiction et la production du programme pour réagir aux fluctuations des audiences ?

« En étroite collaboration ! Notre rôle est de les accompagner au mieux pour porter haut les couleurs de la série et leur apporter notre éclairage, sur les audiences du feuilleton bien entendu, mais aussi sur toute la concurrence, celle des fictions quotidiennes comme de l’access en général. C’est un travail à la fois de court terme, pour décrypter les dynamiques d’audiences, et de long terme, pour comprendre les mutations des usages et le comportement des téléspectateurs. Aussi, nous sommes particulièrement attentifs aux performances du programme sur les plateformes numériques, que ce soit en replay ou grâce aux extraits sur les réseaux sociaux. En complément de toutes nos analyses d’audiences, nous avons également des suivis qualitatifs réguliers où nous creusons l’ensemble des questions éditoriales liées à la série (personnages, intrigues…) ».

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