Céline Vitcoq (Wendy) mobilisée pour l'association « Eva pour la vie »

 

Céline Vitcoq (Wendy) mobilisée pour l’association « Eva pour la vie »

12 / 09 / 2016

99999La pétillante comédienne Céline Vitcoq, qui joue le rôle de Wendy dans Plus belle la vie a décidé de soutenir le combat d’Eva pour la vie – qui lutte pour les enfants atteints de cancers et de maladies rares – en devenant une marraine très active de l’association. Elle et d’autres acteurs de la série ont d’ailleurs participé à la réalisation du nouveau spot de sensibilisation de l’association. Petite interview, à l’occasion de #septembreenor, mois international de sensibilisation aux cancers de l’enfant…

Qu’est-ce qui vous a motivée à prendre à bras le corps la cause des enfants malades ?

« Il semble que la réponse soit dans la question… Deux mots clés : Enfants, malades. L’association des ces deux mots est totalement antinomique et revêt une forme intolérable d’injustice. Il m’apparaît comme une évidence que cette cause est, ou devrait être au coeur des débats ».

Vous avez sensibilisé d’autres acteurs de la série, en les invitant à participer à un spot télé. Ont-ils été difficiles à convaincre ? Quelle ont été leurs réactions ?

« J’ai la chance de travailler avec des gens formidables, généreux et sensibles. Chacun des participants a été touché, à titre personnel ou non, de près ou de loin, par des combats similaires. Je n’ai pas eu besoin de convaincre qui que ce soit, la plupart était déjà convaincus ! Il est des sujets qui fédèrent, nul besoin d’argumenter, c’est un élan qui se passe de tout commentaire ».

L’association Eva pour la vie récolte des fonds pour la recherche, mais son combat de fond est inédit. En effet, elle interpelle l’Etat français afin d’obtenir la création d’un fond dédié à la recherche sur les cancers de l’enfant, et à l’aide aux familles. Des travaux sont d’ailleurs en cours, avec l’appui d’une députée de la Gironde, Martine Faure. Que pensez-vous de cette initiative ?

« C’est une initiative importante et novatrice, qui va plus loin que la plupart des précédentes démarches de sensibilisation. Malheureusement les bons sentiments ne suffisent pas à faire avancer les choses, il est nécessaire de se mobiliser avec une ligne directrice qui mène à un but précis : éveiller la conscience politique de nos dirigeants. Les beaux discours de campagne doivent être suivis des faits : les familles ont besoin de soutien, de structures et de moyens ».

Est-ce que certaines rencontres, ou propos suite à votre engagement, vous ont particulièrement marquée ?

« Naturellement j’ai été particulièrement émue par ma rencontre avec Corinne et Stéphane, par leur parcours et celui d’Eva. Je suis admirative et bouleversée par la force douce mais implacable de ce couple, pour qui le combat d’une petite fille, leur enfant, continue à travers eux. Ils se battent au quotidien, sans répit, pour elle et pour tous les autres enfants. J’ai bien sûr été touchée par le bel enthousiasme de mes camarades à se rallier à cette cause, par la volonté affichée d’un certain directeur d’hôtel, qui nous a accueillis sans réserve lorsque nous avions besoin de nous réunir…C’est toute cette belle énergie que je veux retenir, même si je n’oublie pas non plus l’apathie ou le silence assourdissant de certains autres… ».

Certaines personnes pensent que le « cancer de l’enfant fait trop peur », et qu’il ne vaut mieux pas trop en parler. Qu’avez-vous envie de leur répondre ?

« Que la peur n’empêche pas le danger !!! Que c’est lâche de ne pas saisir la main d’un enfant qui la tend. Qu’il est illusoire de cacher dans son dos l’objet des angoisses, des difficultés, des craintes. Que la l’évitement, l’ignorance, le contournement, sont vecteurs de médiocrité de coeur et donc de régression sociale, d’échec. Et puis entre nous : ce n’est pas en éludant les sujets douloureux qu’on avance dans la vie, c’est même le meilleur moyen de sa casser la figure avec un caillou dans la chaussure ».

Les associations, souvent créees par des parents d’enfants décédés d’un cancer ou d’une leucémie, sont parfois désabusés par certains reportages ou même, discours officiels, qui indiquent que le cancer chez l’enfant est une maladie très rare, ajoutant que les progrès sont « spectaculaires ». Pourtant, dans les faits, le cancer reste la première cause de décès par maladie, en emportant chaque année en France 500 enfants et adolescents, soit 20 classes d’écoles. Qu’avez-vous envie de dire à ceux qui estiment que c’est « trop peu » ? Avez-vous un message à faire passer auprès de nos décideurs politiques ?

« Je ne saurais que trop suggérer à ces personnes de prendre un peu de leur temps et du courage qui leur manque pour aller ne serait-ce qu’une fois, une journée, une heure au chevet d’un enfant malade. Je les connais, moi, les petits soldats de nos hôpitaux français.Je sais la lutte : la force d’un combat, la douleur d’une défaite et le drame absolu d’un regard qui s’éteint.Il faut avoir bien notion de ce qu’est l’étage des enfants malades, c’est cauchemardesque, c’est abominable. C’est côtoyer les rires et les larmes qui se mélangent, l’espoir et la mort qui rôdent dans le même couloir, la vie qui flanche contre un ours en peluche. Messieurs les élus, recueillez-vous un instant dans le silence des voix qui se sont tues, avant que de n’avoir eu droit à la parole. Le premier devoir des Grands de ce Monde, c’est bien de protéger les plus petits, non ? ».

Avez-vous d’autres projets pour l’association ? Etes-vous optimiste ?

« Je n’ai pas d’autre ambition que de continuer à dire ce que je pense. Je me ferai accompagnatrice morale, soutien médiatique dans la mesure du possible, en tâchant de mettre à profit la petite notoriété que me confère mon statut de comédienne « populaire ». Bien évidemment je suis optimiste, c’est nécessaire ! Et puis selon l’éternel adage, ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ? Il faut garder l’espoir ».

Découvrez ci-dessous les photos de la comédienne :

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