Laetitia Milot (Mélanie) : « Je n'ai pas envie de devenir un personnage récurrent de TF1 »

 

Laetitia Milot (Mélanie) : « Je n’ai pas envie de devenir un personnage récurrent de TF1 »

08 / 09 / 2016

sans-titre-68Ce jeudi 8 septembre 2016, TF1 lance sa nouvelle saga « La vengeance aux yeux clairs » à 20h55 avec Laetitia Milot (Mélanie) dans le rôle principal. L’actrice, révélée par votre série Plus belle la vie et depuis vue régulièrement sur TF1 (« Danse avec les stars », « Nos chers voisins », « Camping paradis » ou jurée de Miss France), donnera la réplique à Lannick Gautry, Claire Borotra, Aurélien Wiik, Lola Dewaere, Bernard Yerlès, Benoît Michel et Sophie Duez.

Dans cette fiction de huit épisodes de 52 minutes, Laetitia Milot incarne Olivia, une jeune femme qui a perdu sa famille il y a dix ans. L’assassinat de sa mère et son frère a été maquillé en accident de voiture. Après avoir changé d’identité, elle décide de revenir sur à Nice pour venger ses proches en infiltrant une riche famille locale qu’elle sait impliquée dans le meurtre de sa famille. A l’occasion de la diffusion des premiers épisodes, puremedias.com a rencontré l’actrice.

Pourquoi avez-vous accepté le premier rôle de cette nouvelle saga ?

Quand j’ai reçu le scénario, je n’avais que les deux premiers épisodes. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de lire la suite. J’ai appelé mon producteur et mon agent. J’étais à fond dedans en fait ! Je me suis plongée avec Olivia (l’héroïne de « La Vengeance aux yeux clairs ») assez vite. Je suis tombée amoureuse, car j’ai besoin de tomber amoureuse du personnage pour jouer un personnage, surtout sur huit épisodes de 52 minutes. J’avais envie de relever ce défi, car pour moi, c’était un défi, avec de nouvelles émotions que je ne connaissais pas forcément. C’est un personnage de composition totale, parce qu’il y a tout un passé à se créer pour incarner cette héroïne.

Quel aspect de la série vous a le plus convaincue ?

Le côté touchant d’Olivia. Elle veut qu’on comprenne pourquoi elle rend justice à sa famille. Mais c’est surtout le côté machiavélique, manipulateur. C’est un rôle aux antipodes de tout ce que j’ai pu faire jusqu’à maintenant. C’est ce côté-là qui m’intéressait. Je voulais aller à fond dans ce personnage, dans son caractère. C’est surtout ça qui m’a séduite : jouer ce que je n’avais pas joué avant. J’ai joué Mélanie (« Plus belle la vie ») pendant douze ans, et c’est vrai que c’est un rôle très léger, très nature, très spontané, un peu dans la comédie.

Vous incarnez une avocate. Comment vous-êtes vous préparée à le jouer ?

Il y a beaucoup de travail en amont. Un personnage, on a le scénario, on travaille ensuite avec le réalisateur, avec l’auteur pour l’écriture des dialogues. En fait, j’ai beaucoup travaillé un mois et demi avant le tournage. Je ne peux pas vous dire que ça a été facile, car on a beaucoup travaillé avant, mais rien n’est facile. Après, le premier jour de tournage, j’étais Olivia. J’étais prête à enchaîner mes quatre mois de tournage. Là, il y a cette magie du tournage qui opère, des plateaux où on se transforme, par le maquillage, la coiffure, les comédiens en face de moi, qui étaient hyper talentueux. Là, on se laisse porter.

Des caméras cachées, des logiciels pour décoder les ordinateurs, une fausse identité… Votre personnage n’est pas une sorte de James Bond Girl ?

C’est un plan qu’elle a étudié pendant dix ans dans sa tête. En fait, elle n’avait qu’une seule idée, c’était de rendre justice à sa famille. Pour le faire, elle est prête à aller jusqu’au bout. Elle est prête à faire certains sacrifices. C’est un plan qu’elle a monté, elle s’est dit qu’il faut qu’elle aille atteindre Chevalier (l’ennemi d’Olivia dans la série). Au départ, effectivement, elle installe tout son petit matos pour pouvoir espionner ces personnes. Je ne vous dis pas qui sont ces personnes. Mais le problème est de savoir si la vengeance est une bonne solution ou pas. A voir… Ca va se retourner un peu contre elle et il ne vaut mieux pas que l’on retrouve ses caméras. Elle est face à de sacrés « jojos », c’est un sacré milieu et pour en sortir, ça ne va pas être simple.

Depuis Danse avec les stars, on a l’impression que TF1 compte beaucoup sur vous. Comment le ressentez-vous ?

Moi, je me laisse porter par des bons projets, par des personnages qu’on me propose. Je suis comédienne avant tout. Je vais vers là où j’ai envie d’aller.

En tant qu’actrice, comment recevez-vous ces projets de séries dites de « prestige » ?

Je suis ravie, je ne vais pas vous dire le contraire ! Cette saga est un gros cadeau qui m’a été fait. C’est un personnage très complet avec un panel d’émotions extrêmement large, très intéressant à jouer et je me suis totalement épanouie dans ce personnage. C’est une très belle expérience, vraiment.

Depuis quelques années, les chaînes comme TF1, M6 et France Télévisions misent de plus en plus sur des séries haut de gamme. Du côté des Etats-Unis, c’est la même chose. Peut-on dire que nous sommes dans l’âge d’or des séries à la télévision ?

J’espère ! Moi, j’aime bien les séries américaines ou françaises. Là, ça fait plaisir car les chaînes de télévision s’ouvrent vers des créations françaises. Je pense que les gens en demandent, ont besoin de séries françaises. C’est bien de voir les acteurs français évoluer dans des sagas et des téléfilms. Il y en a de plus en plus.

Vous regardez quoi en général à la télévision ?

Ca dépend. Certaines séries qui durent 40 minutes, les « Mafiosa », les « Game of Thrones ». En fait, ce genre de format, ça correspond aux personnes comme moi, qui ont tourné toute la journée et qui rentrent tard le soir. On se regarde une petite série et hop, au dodo ! C’est plus pratique. Mais le week-end ou un soir où je ne travaille pas tôt le lendemain, je peux regarder un téléfilm. Ca dépend aussi de ce qu’il y a à la télé. J’aime bien avoir le choix.

Vous poursuivez toujours l’aventure « Plus belle la vie », comment arrivez-vous à concilier ces projets avec votre emploi du temps et comment ça se négocie avec les scénaristes, car vous n’êtes pas là toute l’année ?

J’y étais de mai à août en tournage, donc je viens de finir le tournage. En diffusion, j’y suis jusqu’à début octobre. En fait, on adapte le planning avec la production. Ca ne pose pas de soucis particuliers. J’ai été là quatre mois quand même. C’est du boulot, mais je suis une boulimique du boulot. J’aime être occupée de partout. C’est pour ça que j’écris en parallèle. J’aime ce rythme et ça me convient. C’est aussi pour moi, pour l’équipe et pour le public qui a envie de continuer à suivre les aventures de Mélanie. C’est pour lui que je reviens.

Seriez-vous prête à incarner un personnage principal récurent de TF1, comme Mimie Mathy dans Joséphine, ange gardien ou Laurent Ournac dans Camping Paradis ?

Le problème, c’est que j’ai déjà un personnage récurrent sur Plus belle la vie. Je n’ai pas envie et ce n’est pas mon choix de devenir un personnage récurrent de TF1.

Les séries ou les téléfilms dans lesquels vous jouez marchent très bien à la télévision. « On se retrouvera » en 2015 sur TF1 avait rassemblé 7 millions de téléspectateurs. Vous avez un oeil sur les audiences ?

On ne peut pas se concentrer sur plein de choses en même temps. L’audience, ça ne me concerne pas. Moi, je suis une comédienne, je pense à passer des messages, à transmettre des émotions au public. Je veux que le public prenne du plaisir à voir les aventures d’Olivia. Je veux qu’il prenne du plaisir à la voir évoluer, comme moi j’ai pris du plaisir à la jouer. Pour « On se retrouvera », j’avais envie d’aborder le sujet de la violence faite aux femmes. Sur TF1, à 20h50, je crois que c’était un très beau cadeau, parce que ça a été l’adaptation de mon roman. Je me suis rendu compte de la chance que j’avais de jouer le premier rôle de mon ouvrage. Je ne pense pas que ça arrivera deux fois dans ma vie. Parler de la violence qui est faite aux femmes, ça m’a touchée et émue. C’est un sujet qui est encore tabou malheureusement et trop banalisé. C’est bien d’en parler et d’en reparler. C’est comme tout, les sujets, parfois, on en parle, puis on oublie.

Depuis quelques années, c’est aussi une stratégie de TF1, proposer des unitaires sur des sujets assez lourds…

C’est très bien ! Il y a eu « L’Emprise », pas mal de téléfilms… C’est ce qu’il faut aujourd’hui. Il faut en parler par le biais de fictions, de reportages. Il faut en parler pour briser les tabous.

On va vous voir prochainement sur France 3 dans La Femme aux cheveux rouges. De quoi ça va parler ?

C’est avec Samuel Le Bihan, une histoire d’amour et une quête sur le passé de Constance, le personnage que je joue. Je suis un garçon manqué, une motarde, qui vient vendre la maison de ses parents qui sont morts, pour ouvrir un garage. Samuel Le Bihan la voit et là naît une certaine complicité. C’est un ancien journaliste, lui aussi a son passé un peu douloureux. Les deux passés se lient et forment une histoire d’amour.

Avez-vous d’autres projets à la télévision ?

J’ai des projets, dont je ne souhaite pas parler pour le moment, pour une histoire de superstition. Vous savez, je suis comédienne et les comédiens sont en général très superstitieux. Donc je ne parle pas des projets à venir.

On ne va pas parler de projets alors, mais seriez-vous intéressée pour faire du cinéma ?

Carrément ! Est-ce que le cinéma peut me plaire ? Grand oui ! Après, ça n’empêche pas de garder une fidélité avec le petit écran. Je suis passée à la télé il y a quatorze ans, donc je suis depuis cette date une actrice du petit écran. Je dois beaucoup à la télévision. Mais j’aimerais franchir ce pas du cinéma.

Avez-vous déjà reçu des propositions ?

C’est arrivé, mais pour des raisons assez spéciales, c’est en attente.

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