Interview de Sara Mortensen : « Coralie veut que justice soit faite… »

 

Interview de Sara Mortensen : « Coralie veut que justice soit faite… »

21 / 04 / 2015

SARA MORTENSENIl y a peu, Coralie Blain a vécu un drame dans Plus belle la vie : son frère, Manu, a été tué. Sara Mortensen, qui interprète le personnage depuis trois ans se confie dans une interview accordée au magazine Télé 7 Jours.

Comment se porte Coralie Blain ?

Depuis la mort de Manu, son frère, elle gère la situation tel un Terminator. À force de s’interdire de s’écrouler, elle finit par lâcher prise pour essayer de faire son deuil. Mais la chute va être un peu rude.

A-t-elle des soupçons à l’égard d’Abdel (il a tué Manu, alors que ce dernier tentait de violer sa belle-mère, Elsa) ?

Non. Jamais elle ne le soupçonne. D’ailleurs, personne ne peut imaginer qu’Abdel ait fait ça. C’est un personnage tellement doux et gentil. Pour elle, le coupable ne peut être que Karim Fedala, le père d’Abdel.

Est-elle animée d’un désir de vengeance ? Elle-même pourrait-elle basculer dans la violence ?

Coralie veut seulement que la justice soit rendue. Or, elle trouve qu’on n’en fait pas assez pour retrouver l’assassin de son frère, parce que Manu était un petit délinquant. L’attitude de la police la blesse profondément.

Côté cœur, où en est-elle ?

Elle qui tombe facilement amoureuse a mis son cœur entre parenthèses.

À travers Coralie, parlons un peu de vous. Il paraît que vous détestiez les maths à l’école. Votre personnage est donc un vrai rôle de composition…

Pour tout vous dire, il n’y a qu’en maths que j’ai eu besoin de cours de soutien durant ma scolarité.

Comment êtes-vous devenue actrice ?

Bien que maman soit comédienne et prof de théâtre, je n’ai jamais imaginé suivre sa voie. Au contraire. J’ai fait hypokhâgne, avant de me lancer dans des études d’histoire. Si je vous parlais de l’un de mes mémoires, vous seriez très surpris…

Ah oui ? Dites-nous tout…

Passionnée par l’époque moderne, j’ai travaillé sur les archives concernant les vieilles dames indigentes de la Salpêtrière, premier hospice de France. Rien à voir avec la comédie, donc. Mais un été, un copain m’a inscrite au cours Florent pour un stage. À partir de ce jour, j’ai compris pourquoi j’allais me lever chaque matin.

En même temps, Mortensen est un nom prédestiné pour jouer la comédie. Avez-vous un lien de parenté avec Viggo, l’acteur américano-danois ?

C’est le patronyme de ma maman, norvégienne. Ce nom est pourtant originaire du Danemark. Cela s’explique car la Norvège a longtemps été sous influence danoise. Alors, nous avons peut-être de lointains ancêtres en commun. Mais non, désolée, ce n’est pas mon cousin. Dommage, j’aurais peut- être pu jouer avec lui. C’est un acteur fascinant.

Vous-même êtes parfaitement bilingue ?

J’ai beau être un vrai poulbot montmartrois, le norvégien est ma langue de cœur. D’ailleurs, j’ai la double nationalité. Pour me ressourcer, je profite du petit chalet de la famille, entre Bergen et Oslo. Là-bas, je fais du ski de fond dans les immensités neigeuses. J’ai besoin de ce vide de temps en temps, comme de retrouver la vie parisienne.

Comme Rebecca Hampton, Élodie Varlet, Anne Décis, vos collègues de Plus belle la vie, vous êtes maman… Comment votre fils de 6 ans réagit-il en vous voyant à l’écran ?

Il ne suit pas mes aventures à la télé mais vient parfois dans les studios, à Marseille. D’ailleurs, il est très amoureux de la fille d’Anne.

Un futur artiste, lui aussi ?

Je ne le pousse pas mais il fait déjà du piano, de la danse classique, des claquettes, chante et joue de la guitare. La musique le bouleverse depuis tout petit. Ses premiers mots ont été « maman », « papa » et « zique ».

Interview réalisée par Frédéric Lohézic

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