Laurent Kéru­soré (Thomas) « J'adop­te­rai, je le sais »

 

Laurent Kéru­soré (Thomas) « J’adop­te­rai, je le sais »

01 / 01 / 2015

Plus belle la vie

Révélé auprès du grand public grâce à son rôle dans Plus belle la vieLaurent Kérusoré alias Thomas est régulièrement réduit à son homosexualité. L’acteur entend bien faire changer les mœurs.

Il y a dix ans, Laurent Kérusoré décrochait son ticket pour interpréter un rôle phare dans votre série, celui de Thomas. Depuis cette date – qui a changé son destin – les téléspectateurs peuvent retrouver les aventures amoureuses du célèbre serveur du Mistral. « J’ai été le premier homo à la télé à 20h20 » se félicite-t-il dans les colonnes du magazine Gala.

Une notoriété qui n’est pas sans déplaire à certains. « J’ai quand même été agressé treize fois à Marseille » lâche celui qui a raconté comment il avait été agressé en faisant ses courses dans le documentaire Homos, la haine diffusé sur France 2 il y a peu. Un acte homophobe ordinaire pour Laurent Kerusoré, trop souvent réduit à son homosexualité à son goût. « Pour moi c’était naturel (…) On ne m’a pas engagé il y a dix ans dans Plus belle la vie parce que j’étais homo (…) Je suis une entité, pas une homosexualité » explique-t-il. Avant de camper le rôle de Thomas, Laurent Kérusoré interprétait des personnages hétérosexuels. « Je me fais toujours autant draguer par les nanas » s’amuse-t-il d’ailleurs.

L’été dernier, Thomas et Gabriel ont célébré leur union, le premier mariage gay de l’histoire de la télévision française. Pour autant, Laurent Kérusoré ne souhaite pas devenir « le porte-parole de la cause homo » et n’en aurait, de toute façon, pas l’étoffe. « Pour l’élite homosexuelle du Marais, je suis bien trop populaire » indique-t-il.

Au cours de cette interview le comédien revient également sur son désir de paternité. Il annonce « J’adop­te­rai, je le sais. Je veux une famille, ma famille ». Quand le journaliste lui demande « Vous tour­ne­rez-vous vers l’étran­ger ? » Laurent Kérusoré répond « Je suis un enfant de la DASS. Je veux tendre la main de la même façon à un enfant d’ici. Je milite pour qu’on faci­lite l’adop­tion. J’ai même demandé  à « parrai­ner » des gamins de la DASS, on m’a ri au nez. Pour­tant, je gagne ma vie, j’ai les moyens d’em­me­ner un gamin à l’école et en vacances, je fais pas mal de choses pour les enfants des hôpi­taux… Mais ça ne suffit pas. Ce n’est pas pour en avoir un à moi, mais pour trans­mettre ce que mes parents m’ont offert: une éduca­tion, un nom de famille, aussi. Que ce soit un bébé ou un ado. Un noir ou un blanc. Un enfant seul ou une fratrie ».

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