Marie Fugain parle du décès de sa soeur dans un livre…

 

Marie Fugain parle du décès de sa soeur dans un livre…

02 / 04 / 2012

1671966116.jpgMarie Fugain, l’ex-héroïne de Navarro, qui a interprété le personnage de Marie Bergman dans Plus belle la vie en raconte dans un récit bouleversant (Moi, on ne m’a jamais demandé comment j’allais… aux éditions Michel Lafon depuis le 29 mars 2012) comment le  décès de Laurette, sa soeur cadette, emportée à 22 ans par une leucémie en 2002, a fait éclater la tribu Fugain. Confidences par nos confrères du magazine Télé 7 Jours.

Ce livre est-il un règlement de comptes avec vos parents, Michel et Stéphanie Fugain ?

Pas du tout !

Alors, un mise au point pour avoir été oubliée dans ce malheur familial ?

Mon père et ma mère ont réprété à longueur d’interviews : « je suis mort(e) avec Laurette ». Je ne le supportais pas ! Parce qu’ils ont deux autres enfants, moi et mon petit-frère Alexis. Au décès de notre soeur, j’ai pensé que nos parents nous tartineraient encore plus d’amour.

L’écriture vous-a-t-elle aidée à faire votre deuil ?

Je ne fais pas de travail de deuil ! Pour moi, ça voudrait dire oublier Laurette, passer à autre chose. Ca c’est impossible. En revanche, j’ai enfin accepté sa mort…

Vous vivez désormais à Montréal…

Avec mon mari, le chanteur québécois Richard Charest, et nos deux fils, Elliot, 9 ans, et Sam, 5 ans. Les propositions de rôles télé qu’on me faisait en France m’intéressaient moyennement…

Retrouvez la suite de l’interview dans le nouveau numéro de Télé 7 Jours.

 

Le livre :

marie.jpgAprès dix ans de silence suite à la mort foudroyante de sa sœur Laurette, frappée par une leucémie à 22 ans, la comédienne Marie Fugain décide de témoigner en publiant un livre. 

Moi on ne m’a jamais demandé comment j’allais… Pourtant, Laurette était ma sœur (Michel Lafon). Un long titre, aussi long et accablant que le silence et la rancœur ressentis depuis 10 ans par la comédienne Marie Fugain à l’égard de ses parents, après la mort de sa sœur Laurette.

On m’a volé ma sœur, puis ma mère

Interrogée par le magazine Closer, Marie Fugain a en effet expliqué la double peine vécue après ce drame : « La maladie, après m’avoir arraché ma soeur, m’a volé ma mère. Elle s’est vraiment jetée corps et âme dans ce combat. (…) Pour elle, la vraie vie était devenue celle des malades. »

Vomir ma souffrance

Pourtant, au-delà du ressentiment, Marie Fugain évoque le rôle thérapeutique qu’a représenté la rédaction de ce livre au Québec, auprès de son époux Richard Charest : « Comme je n’ai pas réussi à faire de thérapie, a-t-elle expliqué à Gala, je me suis dit, qu’effectivement, ça pourrait me faire du bien de ‘vomir ces dix années de souffrance’. » 

Réconciliation familiale

Un témoignage accusateur, donc, dans lequel Marie Fugain lave son linge sale, reprochant à ses parents, Stéphanie et Michel Fugain, d’avoir oublié son existence en se repliant sur leur souffrance. Mais aussi un message d’espoir dans lequel elle tente de comprendre la façon dont elle est parvenue, à 38 ans, à se réconcilier progressivement avec son père, le chanteur Michel Fugain, et avec sa mère notamment grâce à la fondation de l’association Laurette Fugain qui milite pour les dons de sang et d’organes. « Quand ma relation avec ma mère a retrouvé son éclat, explique-t-elle à Closer, j’ai senti comme un rayon de soleil sur ma peau. »

Ce récit très personnel, presque trop, aura certainement le mérite d’apaiser Marie Fugain et sa famille. Il sera publié le 29 mars prochain aux éditions Michel Lafon. 

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