Rachid Hafassa, de Cannes à « Plus belle la vie »

 

Rachid Hafassa, de Cannes à « Plus belle la vie »

22 / 11 / 2011

2574614880.jpgRachid Hafassa, 45 ans, originaire du Suquet et formé à l’ERAC de Cannes, participe depuis trois ans à Plus belle la vie sous les traits de Karim, le père d’Abdel. Un rôle intense, brut et très prometteur. L’acteur se dévoile aujourd’hui dans le journal Nice Matin. Interview.

Comment es-tu arrivé sur Plus belle la vie ?

Je connaissais l’ancienne directrice de casting. En 2009, elle m’a parlé d’un rôle qui pourrait me convenir. Je devais camper le père d’Abdel, avec une petite intrigue sur quel-ques épisodes. J’ai été pris. Ça a bien marché à l’écran. Les fans ont aimé les personnages, et je suis revenu plus régulièrement.

Tu tournes souvent ?

J’habite à Vallauris, je dois tourner par période. En général je suis en tournage pendant deux trois mois avant d’avoir du temps pour faire autre chose. Lorsque je tourne, je fais des allers-retours sur Marseille. C’est à côté, donc ce n’est pas éreintant.

Tu as été formé à l’ERAC de Cannes ?

Oui, l’Ecole régionale des acteurs de Cannes est une mine d’or. Anne Decics, qui joue le personnage de Luna Torres, est de la même promotion que moi. Ludovic Baude, qui joue Benoît Cassagne était, lui, la promotion juste au-dessus de la nôtre. C’est marrant… comme quoi le hasard fait bien les choses. C’est une école qui te forme aux techniques de comédien.

Le fait d’être un personnage intermittent ne t’ennuie pas ?

Ce fonctionnement me convient. Tu tournes par cession, ça me va. Je n’ai pas à aller chercher ailleurs. Ça me laisse du temps pour travailler sur mes projets personnels. Après, si on décide de faire de Karim un personnage récurrent, c’est avec plaisir.

Tu as quand même une petite notoriété auprès des fans ?

C’est vrai. Les gens qui suivent la série quotidiennement me reconnaissent de temps en temps. Souvent, on me confond avec le personnage d’ailleurs (rire). Mais ça fait plaisir, c’est un vrai phénomène de société.

Tu fais du théâtre aussi ?

Je viens du théâtre à la base. C’est la même gymnastique. Il faut apprendre les textes, occuper l’espace. La série est peut-être plus stressante que les planches car tu tournes un épisode par jour. C’est violent. Mais ça te réveille en tant qu’acteur. Surtout à mon âge.

Tes projets ?

Je vais créer un monologue à partir d’un texte de Bernard-Marie Koltes, La Nuit juste avant les forêts. Je vais la jouer dans la région. Peut-être à Avignon. J’aimerais créer une compagnie de théâtre également.

Tu es proche de Marwan Berreni, qui joue ton fils, Abdel, dans la série ?

Très. Il est bourré de talent. Il va aller très loin. D’ailleurs, pour la dernière fête des pères, ma fille a oublié de me téléphoner pour me la souhaiter. Mais Marwan, lui, m’a appelé pour y penser. Ça montre à quel point le casting de la série est une vraie famille. Il se passe quelque chose entre toute l’équipe. C’est une aventure formidable.

Retrouvez également notre interview exclusive avec Rachid Hafassa en cliquant-ici !

 

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