Interview de Laetitia Milot autour de sa pièce de théâtre…

 

Interview de Laetitia Milot autour de sa pièce de théâtre…

16 / 12 / 2010

2397345094.2.jpgEnjouée, sympa, spontanée. Elle est Mélanie, la serveuse vedette de «Plus belle la vie». Elle est aussi Clémentine, l’une des héroïnes de «Désir et Comédie», la pièce de Pierre-Olivier Scotto. La belle Laetitia Milot jouera demain et samedi au théâtre d’Angoulême. Le sujet ? «Un sexologue en panne de désir propose à sa femme la liberté. Elle choisit d’avoir une aventure avec une autre femme». Un sujet d’actualité comme ceux abordés dans la série-culte de France 3.

A trente ans, l’ancienne danseuse partage son temps entre le théâtre et la télé. Deux passions qui ne l’empêchent pas de garder les pieds sur terre et… les mains dans la vaisselle, à l’heure de l’interview.

Comment parvenez-vous à tout concilier ?

Laetitia Milot. Je peux vous l’avouer, c’est très fatiguant d’autant plus que je répète aussi «La femme du boulanger» avec Galabru qui sera diffusée le 30 décembre sur France 2. C’est super mais il a fallu allier les trois à la fois, j’ai peu de moment pour faire la vaisselle [rire]. J’ai dû disparaître trois semaines de «Plus belle la vie» pour répéter tous les jours à Paris. Je reviens lundi avec … [On n’en dira pas plus pour ménager le suspense, ndlr].

Comment vivez-vous cette pièce de Scotto ?

Je suis contente de jouer dans cette pièce devant 400 personnes, trois ou quatre soirs par semaine depuis trois mois. ça me fait une expérience avant «La femme du boulanger».

Où vous rejoignez Galabru, quelle impression ?

Que de bonnes choses. C’est tout à la fois. Un super-comédien d’une simplicité qui fait plaisir à voir alors que plein de jeunes acteurs se prennent la tête pour rien. Il faut rester à sa place.

Comme vous ?

Je sais d’où je viens et je peux y retomber même si ça marche bien depuis sept ans. Je suis issue d’une famille modeste, un père militaire, une mère infirmière. J’ai été élevée d’une manière carrée. Avec les valeurs de la vie dans la tête. Je fais le métier que j’aime et je savoure tout ça.

La popularité n’a pas changé votre vie…

Je vis comme avant et je fais plus mes courses sur internet.

Vous avez conservé des contacts avec Limoges, la ville de votre enfance ?

J’ai des amis là-bas. La dernière fois que je suis venue, c’était au salon du livre [pour présenter son autobiographie, ndlr]. Je ne vous raconte pas la gratitude des gens, c’était hallucinant. C’était très touchant, ils étaient là pour me remercier. Je n’ai jamais reçu pareil accueil dans les autres villes.

Quelle image gardez-vous de Limoges ?

Limoges, c’est la danse classique à La Grange à quatre ans, ce sont les souvenirs d’école, les instits. Je pensais déjà à m’inscrire au Conservatoire. Ce que j’ai fait à Tours, lorsque mon père a été muté.

Vous avez toujours envisagé une carrière artistique ?

J’ai toujours aimé le contact de la scène, du public. J’ai abandonné la danse pour le théâtre à dix-huit ans parce que je ressentais une certaine lassitude à pratiquer quatre heures par jour. Je suis montée à Paris et j’ai galéré. Je suis passée par tous les métiers du monde – vendeuse, serveuse, caissière… – pour payer les cours et me loger. Et puis comme j’avais la chance d’être mignonne, je me suis inscrite dans une agence publicitaire pour faire des photos. Ce qui m’a permis de me consacrer aux castings. Au fur et à mesure, je montais, je montais et j’ai fait le gros casting de «Plus belle la vie» sans imaginer que je pouvais être retenue. Au début, j’avais un petit rôle. Je n’étais pas du tout embauchée pour faire la Mélanie d’aujourd’hui.

Un rôle piège ?

J’en suis sortie avec mon livre, le théâtre et les pubs à la télé. Le public commence à connaître ma vraie identité.

Un souhait pour la nouvelle année ?

Plein de choses pour la planète et l’écologie. D’un point de vue égoïste, je rêve d’un long-métrage avec Guédiguian.

Retrouvez Laetitia Milot les 17 et 18 décembre à 15h au théâtre d’Angoulême dans « Désir et Comédie ». Spectacle réservé par la Ville aux «plus de 65 ans», sur invitation.

Interview réalisée par le site Charentelibre.fr.

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