Franck Andrieux (Antoine) a pris la série « comme un vrai laboratoire »

 

Franck Andrieux (Antoine) a pris la série « comme un vrai laboratoire »

15 / 08 / 2010

1660257397.jpgCette année, le Lillois Franck Andrieux s’était déjà fait remarquer en tant que metteur en scène avec « Hyènes », de Christian Siméon, jouée six fois à la Maison folie de Wazemmes. À la rentrée, il revient, en tant que comédien cette fois et dans un registre totalement différent. Entretien avec Franck Andrieux, alias Antoine Vidal dans « Plus belle la vie ».

Franck Andrieux ne commence pas sa carrière avec Plus belle la vie, loin de là. Sur le CV du comédien, il y a aussi la mise en scène. Il est co-directeur de la compagnie lilloise àcorps-ouvert. Il y a également une surprenante rubrique « performances vocales », du théâtre bien sûr et des rôles au cinéma (Bienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon ou À l’origine de Xavier Gianolli).

Le tout balayant à peu près tous les genres, de la comédie burlesque (Quelle journée !, une série diffusée sur internet) à des textes beaucoup plus classiques comme ceux de Genet ou de Sade.

Jouer dans Plus belle la vie ne constitue pas pour autant un grand écart : « À la base, c’est le même métier. Quand on passe de Genet à Gianolli, c’est la même chose. Il y a toujours des textes à apprendre, un jeu à trouver. On peut traverser ça avec la même exigence, la même honnêteté. » Plus belle la vie est donc une expérience de plus pour l’acteur qui reconnaît lui-même « qu’il faut avoir plusieurs chapeaux ».

Le personnage qu’interprète Franck Andrieux – Antoine Vidal – est un des nombreux « guests » de Plus belle la vie . Soit un de ces personnages qui, invités dans la série, n’y font qu’une brève apparition. « Je crois que je suis le 968e. » Ces « guests » sont une des marques de fabrique de cette sitcom à la française. Ils lui donnent son rythme. « Chaque séquence est une petite pièce à jouer, il y a un climax, un enjeu. Quand le personnage est à l’écran, il ne fait pas de figuration. »

Le format de la série influe sur le travail de l’acteur : « Ça oblige à trouver assez vite une unité au personnage. J’ai axé mon jeu sur deux ou trois choses comme des tics physiques. » La cadence de travail est rapide, sur les plateaux de Plus belle la vie : « On a au maximum trois quarts d’heure pour une scène au lieu de deux heures au cinéma. Et on n’a le droit qu’à deux prises ! »

Franck Andrieux cite Pascale Roberts, qui interprète Wanda depuis deux ans : « Plus belle la vie, c’est une vraie école. Ça t’oblige à aller à l’essentiel de ce que tu es. » L’acteur est aussi garant de la cohérence de son personnage : « Chaque semaine, il y a un nouveau réalisateur. Sur quatre semaines, on a tourné avec six réalisateurs différents ! » Un apprentissage, donc, pour le comédien, qui dit avoir « pris Plus belle la vie comme un vrai laboratoire ». Une découverte aussi : « C’est assez magique de pénétrer dans les 10 000 m² des studios de la Belle de mai, à Marseille. » Avec ses ateliers de construction et le stockage de certains décors, le comédien lui trouve des petits airs de Cinecittà (complexe de studios de cinéma basé à Rome) ou d’Hollywood. C’est ça aussi, la magie du petit écran.

Source : LaVoixDuNord.fr.

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